Actualités

28 septembre 2020
Nous partons du village de Lasalle dans le Gard sous un ciel couvert et une température assez fraîche. Ce village compta jusqu’à 11 filatures de vers à soie et plus de 600 fileuses dans les années 50. Nous empruntons une calade datant du XVIème siècle pour nous enfoncer dans la forêt. Nous continuons jusqu’au bosquet du souvenir « mémorial vivant », où en 1929, François Viala, instituteur du village, fit planter 94 cèdres marqués d’une plaque portant les noms des combattants de Lasalle morts pour la France durant la guerre 14-18. Nous passons par « le rocher de la lune » bloc de granite qui reflétait la lumière argentée de la lune avant qu’il ne soit caché par la végétation. Sous serpentons ensuite dans de magnifiques forêts de châtaigniers pour atteindre, au bout de 7 km, le typique village cévenol de Sainte Croix de Caderle, à 550m d’altitude, habité par 120 Crucicaderliens. Nous visitons la magnifique chapelle Romane, de nos jours temple protestant, adjacente à des fortifications datant des guerres de religions dans la seconde moitié du XVIème siècle. La montée est progressive jusqu’au lieu-dit la Malaygue, puis ensuite ardue, jusqu’au « rocher des corbeaux » Arrivée au Mont Brion à 815m d’altitude, nous prenons la direction du col Briontet par une descente assez raide. Le retour s’effectue sur une suite de montées et de descentes en passant devant le château privé du Solier de Clarou construit à la fin du XIXème siècle par un propriétaire enrichi dans le commerce de la soie. Cette magnifique randonnée en pays Cévenol nous a fait parcourir 19,5Kms avec 950m de dénivelé. Boissons et quelques gâteaux à l’arrivée furent les bienvenus. Jacques B.
Lire la suite
25 septembre 2020
Sauclières - Abime de Saint Ferron Au départ de Sauclières (Aveyron), nous accueillons Christine qui vient faire un essai. Nous sommes donc 18 à entamer notre randonnée sous un ciel nuageux mais une température très clémente. Après une montée dans la forêt, nous arrivons dans un beau paysage karstique avec quelques vues dégagées. Nous traversons ensuite le très joli et très calme village de Homs et juste après, changement de décor nous sommes sur le causse de Campestre avec ses terres rocailleuses et dépouillées, nous longeons des lavognes, nous apercevons quelques chevaux et même un renard.. Quelques passages de clôtures un peu sportifs et nous approchons de l’abime de St-Ferron (ou St-Ferréol en occitan) et là grosse déception l’accès à l’abime est interdit, on doit se limiter à en écouter l’histoire (voir ci-dessous). Heureusement les grosses pierres déposées là pour empêcher le stationnement des voitures sont des tables idéales et nous en profitons pour pique-niquer dans le strict respect de la distanciation sociale! En repartant, rencontre amicale avec les chevaux, bref orage qui nous permet de tester l’efficacité des capes imperméables et protections diverses. Nous arrivons au Luc et passons à proximité des bâtiments de la colonie pénitentiaire pour enfants. Un peu de bitume et nous retrouvons les sentiers typiques du causse entre les haies de buis. Nous retrouverons ensuite les passages karstiques avec une très belle arche puis les forêt et ses pierres moussues. Nous arrivons à nos voitures après 18kms et 350m de dénivelé. Boissons et gâteaux sont les bienvenus avant de nous quitter tous ravis de cette belle journée passée ensemble. Jean-Pierre Je mets aussi un lien sur la description plus précise de l’abime http://baguenaudes.net/fromagerie/ La colonie pénitentiaire du Luc En 1856, à Campestre-et-Luc, monsieur Marquès du Luc, magistrat et conseiller général du Gard, propose dans un but « philanthropique » de construire une colonie pénitentiaire pour exploiter ses terres rocailleuses et incultes du causse. Cette colonie peut héberger 200 enfants. La surveillance et l’éducation sont assurés par des paysans du coin, brutes et pervers compris. Mundatur culpa labore « la faute se purifie par le travail » C’est la devise du camp du Luc. Pas de murs, pas de barbelés, l’isolement suffit. Le causse est froid et venté en hiver, brûlant en été. Comme dans toutes les colonies pénitentiaires, au dur travail et au climat rigoureux, s’ajoutent la privation de liberté, les carences alimentaires, les conditions d’hygiène déplorables et les sévices corporels. Quant au travail scolaire il est réduit à la portion congrue. Les colons, sauf punition,  reçoivent une petite rémunération de 0.20 à 0.75 francs par mois, et le pécule amassé leur est remis à leur libération. Inutile de chercher des meurtriers ou des bandits de grands chemins dans la colonie. Un simple vagabondage ou un menu larcin suffisait à vous envoyer jusqu'à la majorité de 21 ans gratter la pierre du causse. Cette colonie pénitentiaire n’était pas la pire de toutes bien que 135 enfants y ait trouvé la mort entre 1856 et 1904. Il semble qu'ici l’état sanitaire soit souvent correct, qu'un médecin visite les enfants, et qu'un bain chaud soit proposé … 2 fois par an ! Les tentatives d’évasion sont durement réprimées, le plus souvent vouées à l’échec car les agriculteurs locaux reçoivent une prime de 50 francs pour ramener un évadé. Les colons de 6 à 12 ans étaient chargés de mettre les terres en culture, les plus âgés étaient cantonnés aux travaux lourds. Pour exploiter les 1500 hectares de la propriété il a fallu débroussailler, épierrer, construire des murets. Outre les travaux des champs, les enfants étaient employés au tracé à l'empierrement de chemins ou à des travaux de vannerie, de cordonnerie. Ils ramassaient et hachaient du buis pour des litières et entretenaient un troupeau de plusieurs centaines de brebis. Les journées de travail sont interminables, de 4 heures du matin jusqu'à 8 heures du soir l'été. Les punitions sont nombreuses : réprimandes, privation de visite (ils n’en avaient de toute façon jamais), perte de bons points (défense de rire), pain sec (c'est à dire sans viande, ni légume ni soupe), férule, peloton de punition, piquet, cellule sans lumière. Il s’agit là du programme officiel, la réalité est plus dure. Les châtiments corporels sont la règle, et ils s’ajoutent aux sévices entre colons, voire à l’homosexualité forcée et aux viols. Parmi les travaux réalisés au Luc, le fromage de Roquefort occupe une place particulière. Ce fromage délicieux est affiné en cave pour que se développe la moisissure, et c'est cette maturation dans les caves rocheuses qui lui donne son goût si prisé. En l’absence d’Appellation d’Origine Contrôlée, Campestre, bien que situé dans le Gard, pouvait produire du Roquefort. En 1883, les fromagers du Luc ont l’idée d’utiliser l’aven de St Ferréol pour affiner leur fromage. Cet aven de 62 mètres de profondeur se termine sur une vaste salle au fond légèrement pentu. Un bâtiment est construit au bord de l'abîme, et un treuil permet de descendre dans l’aven et d'en remonter. Un treuil ce n’est bien sûr ni très pratique, ni très rapide. Nos fromagers ont donc une idée aussi géniale que grandiose : creuser à partir d’une vaste doline proche, un tunnel en pente douce de 200 mètres de long, équipé d’un rail et de wagonnets. Et l’idée est d’autant plus géniale qu’on va utiliser la main d’oeuvre pas chère de la colonie pénitentiaire. Oh bien entendu tout n’est pas creusé au pic, la poudre est largement employée pour briser le calcaire dur du tunnel. Mais l’évacuation des déblais, par la doline et par le treuil pourri de l’aven, ce sera pour les enfants. Et pas question de lambiner, le fromage attend. En moins d’un an le tunnel sera creusé et opérationnel. A partir de 1880 la situation change. L’État veut reprendre la main et les subventions s’amenuisent. La colonie pénitentiaire se transforme en 1904 en école professionnelle, tente sans succès d’accueillir des filles, puis s’ouvre aux orphelins de l’Assistance Publique. Sans pour autant que les conditions d’hébergement, de vie et de travail des enfants ne soient sensiblement améliorés. Une inspection académique en 1912 relève que l’établissement a tout d’un pénitencier et rien d’une école et que les gardiens, en nombre insuffisant, n’ont pas la moindre formation. Le site fermera définitivement en 1929. La colonie pénitentiaire du Luc a inspiré un roman : « Le jardin » par Jacques Castan aux éditions de la Mirandole, 2001. Elle a aussi fait l’objet d’un mémoire de Geoffroy Lacotte aux éditions du Papyrus en 1992 : « La colonie pénitentiaire et agricole du Luc ».
Lire la suite
23 septembre 2020
Nous n'avons plus de places pour le longe côte
Lire la suite
18 septembre 2020
Depuis le parking randonneurs dès 8h45 nous traversons le joli village bien fleuri de Pégairolles. Le ciel est au beau on nous annonce de la chaleur.Le silence règne… Nous suivons ensuite une petite route et après le cimetière le chemin de la vallée le long de la rivière La Lergue est fermé par un propriétaire. Une modification de parcours est à suivre en balisage jaune. Déception. Prenant sa source sur le plateau du Larzac la Lergue a creusé avec ses affluents une jolie vallée étroite . Autrefois de nombreux moulins à blé implantés le long du cours d’eau servaient aux agriculteurs pour fabriquer la farine et le son destinés aux bêtes. On ne peut plus voir ça.. C’est une route bétonnée qui va nous amener jusqu’au sentier qui gravit dans la forêt pour arriver sur l’ancienne route nationale 9 remplacée aujourd’hui par l’autoroute A75. Un vieux panneau de signalisation nous indique bien « Pas de l’Escalette 616m ». Nous franchissons le Pas de l’ Escalette et par une échelle métallique et nous poursuivons sur un sentier herbeux puis par une piste au village de St Félix de l’Héras étrangement désert. Visite de la petite chapelle puis d’une jole lavogne ou lavagne avec ses sources  à la sortie de ce village est à voir. Nous nous dirigeons maintenant vers le tunnel de l’Escalette et sa géode jaune. Nous grimpons par un sentier à pic sur le plateau ondulé au dessus du tunnel dit le Vieux Lodève. Tien! un four à chaux ! Nous traversons ce plateau aux arbres malades pourris au sol avant d’arriver sur une piste qui serpente dans des prairies puis dans la forêt de pins, de chênes et de buis bien malades aussi. Un peu plus loin, nous traversons des rochers déchiquetés et laissons Camp Rouch sur notre gauche;  nous marchons sur du sable dans un chaos dolomitique. A une fourche nous prenons à droite et commençons la descente sur un sentier pierreux  le long du ruisseau du Vignal. A la petite route nous passons sous l’A 75 et regagnons le village et notre parking. Une petite boisson et nous nous quittons en souhaitant se revoir rapidement. 16km pour 600m environ. Merci à Patrick l’animateur du jour.
Lire la suite
13 septembre 2020
Dans le cadre des journées découvertes ce dimanche 13 septembre, les 18 randonneurs (dont 3 nouvelles personnes) partis depuis le parking de Cazevieille derrière la mairie grimpent en direction du Pic St Loup. Ils suivent le balisage du Gr 60 réalisé par la section pendant les mois de juillet et août. Nous montons au sommet pour voir la nouvelle croix La dernière a été détruite par des soi-disant laïcs...... Nous redescendons vers la Croisette, puis le Pas de la Pousterle  pour arriver aux ruines du château de Montferrand. Nous pique niquons au bas du château. Sahara fait la photo de groupe... Remontons vers le Pas de la Pousterle et poursuivons par un agréable sentier dans la forêt en contournant le Pic par le nord. Un hélicoptère hélitreuille une personne blessée. De l'Ubac nous regagnons Cazevieille et nos voitures pour déguster une boisson fraîche offerte par la section. 16.5km pour 800m de dénivelé. Animateur Patrick. Du haut de sa crête acérée, le pic Saint-Loup 656m tient tête aux éléments. Une grande croix de fer y est dressée, un poste d'observation ainsi que la chapelle d'un ancien ermitage. Le pic Saint-Loup tient son nom d'une légende d'amour médiévale. Trois frères, Loup, Guiral et Clair, tous amoureux de la belle Bertrade, partirent en croisade sans savoir lequel d'entre eux elle choisirait comme époux. Au retour de Terre sainte, la bien-aimée avait trépassé. Désespérés, ils décidèrent de vivre en ermites au sommet de trois pitons voisins. Celui sur lequel vivait Guiral devint le mont Saint-Guiral. Il est situé près du mont Aigoual et son dôme granitique culmine à 1 366 mètres. Celui sur lequel vivait Clair fut nommé le mont Saint-Clair (175 mètres, c'est à ses pieds qu'est bâtie la ville de Sète). Installé sur le pic auquel il donnera son nom, Thieri Loup mourut le dernier. Comme ses deux frères, il avait allumé tous les 19 mars de sa vie un feu en la mémoire de sa bien aimée. Le château de Montferrand se dresse depuis 1108 sur la crête Est du pic Saint-Loup, à l'emplacement d'un ancien castel romain. Il est accessible à pied grâce à un sentier qui grimpe à flanc de colline (45 minutes environ depuis le parking St Aunès). Aujourd'hui en ruine, le château présente des vestiges de murs et de tours. Les caves voûtées sont inaccessibles et assez bien conservées. Les abords du château de Montferrand sont assez dangereux : le côté Nord est une falaise vertigineuse et quelques trous béants donnent directement dans les citernes du château… 3 mètres plus bas. Il est privé et interdit. Cet habitat n'a jamais été un habitat seigneurial, mais un dispositif de défense pour contrôler le nord du comté de Melgueil. Il était occupé par un capitaine, un bayle (économe), des officiers et des soldats. Il est probable que les effectifs soient montés à 200 personnes au XVIIe s. Les ruines occupent un rectangle d’environ 100m sur 60m : les vestiges, dont certains sont à l’état de lambeaux sont composés des deux enceintes, des communs, des logis, de caves voûtées et de la base du donjon. Il est en état de restauration et privé.
Lire la suite
13 septembre 2020
Dans le cadre des journées découvertes section ce jeudi 10 septembre, Patrick emmène nos 20 marcheurs, dont 4 nouvelles personnes venues découvrir le club, sur le domaine de Saint Guilhem le Désert. Partis dès 8h00 de Montpellier Celleneuve parking Géant Casino et après 45 minutes de voiture nous stationnons nos voitures à la sortie de la Combe de Brunan. Depuis cette combe de  Brunan  nous décidons  de  faire notre  sortie  dans  le  sens  inverse des aiguilles de la montre.  Aussi nous débutons  par  les bords  d'Hérault  avec  un  arrêt  au  moulin  de  la  Tour  (ruines)  jusqu'au  niveau  de  l'eau.  Nous  poursuivons  le  long  du  fleuve le GR 653 Chemin d'Arles et  traversons  le  toujours  aussi  beau  village  de  St  Guilhem  le Désert.  Le  soleil  est  de la  partie  et nous  donne  un  bel  éclairage  pour  nos  photographes. Nous portons le masque.....covid 19 oblige! Le village traversé nous montons maintenant le long du roc de Bissonne pour atteindre les Fenestrettes. Super vue sur le cirque de l'Infernet. Nous montons sur le plateau pour atteindre le Max Nègre avec une vue plongeante sur le cirque. Nous continuons sur le Roc de Bissonne pour le pique nique.Jacques fait la photo de groupe. Poursuivons notre périple pour gagner la maison Forestière des Plos ou maison des légendes. Un lieu enchanteur où il fait bon se rencontrer, bouquiner ou  se reposer. Il est temps désormais de redescendre vers le fleuve. Après avoir traversé la forêt sur le plateau, être passé à la grotte de Brunan, nous empruntons un sentier caillouteux, en lacets, assez pénible par endroit. Revenus aux voitures traditionnelles boissons de bienvenue. 15km pour 600m. Encore une belle journée passée ensemble Patrick
Lire la suite